Le parcours
Le « 1er Bataillon de Marche de tirailleurs de l’Afrique-Equatoriale Française libre » est constitué à Brazzaville le 29 août 1940 sous le commandement de Raymond Delange, chef du « Renfort n°4 », provenant du régiment de tirailleur sénégalais du Tchad (RTST). Ce 29 août le Renfort N°4 neutralise les chefs militaires et civils, favorables au gouvernement du Maréchal Pétain.
Ce jour même il prend le nom : “Bataillon de Marche n°1 de l’Afrique Equatoriale Française Libre“
En intégrant de Jeunes volontaires venus d’A.E. F et du Congo Belge, certains formés comme aspirants dans une école crée à Brazzaville, le BM 1 devient apte à prendre sa place dans les unités combattantes.
Après le ralliement du Congo, il est dirigé vers le Gabon demeuré fidèle à Vichy (10 octobre). Revenu à Brazzaville après le ralliement des autorités Gabonaises (10 novembre), il est équipé en cadres et en matériel.
Opérations du Moyen Orient
Tandis que la 1ère compagnie du capitaine de Boissoudy est transportée à Port Soudan et Souakim sur la mer rouge pour être engagée en Erythrée, le reste du Bataillon poursuit vers la Palestine pour atteindre le camp militaire de Quastina où se regroupent les unités françaises libres venant du Moyen-Orient, de Chypre, d’Erythrée, du Western Désert, d’A.E.F., du Cameroun, d’Angleterre, de Syrie et de Chypre. Il sera au Caire le 15 mars 1941.
Le BM1 est engagé en Syrie le 8 juin 1941, avec d’autres unités combattantes de la 1ère DFL.
Le 21 juin 1941, Damas est prise, en liaison avec les autres unités ; la désorganisation des forces vichystes est achevée. Ces opérations ont été très dures moralement et matériellement (mort de 51 gradés et soldats). Ce repos permet au BM1 de rallier de nombreux soldats africains d’A.O.F. et de se réorganiser.
Le 1er octobre 1941, BM1 se dédouble pour former le BM 11 commandé par Xavier Langlois et le nouveau BM 1 (commandant Allegrin), qui formeront avec le Bataillon d’Infanterie de Marine du commandant Savey, la 3ème brigade française libre (« ou coloniale »), commandée par le lieutenant-colonel Delange
Durant l’hiver 41-42, les militaires africains du Tchad partent en permission.
Au retour des permissionnaires, il est décidé que le BM1 fera partie de la Force “L” (Colonne Leclerc). Après un entraînement intensif, il prend part aux opérations du 18 novembre 1942 au 20 février 1943, dans le Fezzan, en Tripolitaine, et à celles de Tunisie du 21 février au 13 mai 1943.
Les opérations de Tunisie s’achèvent par les victoires du 10 au 23 mars 1943. La reddition des forces allemandes et italiennes permet de réorganiser les troupes françaises combattantes en vue du prochain débarquement.
Des engagés européens affectés au BM1 passent à la 2e DB lors de sa création.
Les éléments africains du BM1 passent de la Force “L” à la 1ère DFL et combattent dans les rangs du Corps Expéditionnaire d’Italie du 18 avril au 22 juillet 1944.
Campagne de France
La 1ère DFL débarque dans la région de Cavalaire à partir du 15 août 1944, repousse l’ennemi jusqu’aux Vosges et l’Alsace. Le froid et la neige font des ravages parmi les soldats Africains ; ils sont remplacés par de jeunes volontaires FFI.
Objet de multiples mutations et affectations, le BM1 a participé aux principales campagnes, d’août 1940 à novembre 1944 (1ère DFL, 2ème DB où dans les rangs des Parachutistes).
Opérations
Afrique, Moyen Orient, France
Insigne

Une tête de tirailleur sara (tribu du Tchad formant le recrutement principal du bataillon) sur une ancre coloniale noire chargée d’une croix de Lorraine rouge, Coiffé d’une chéchia rouge, le tirailleur a le visage balafré suivant une coutume ancestrale. En pointe, le sigle AEF, origine géographique du BM.1, formé à Brazzaville. Dessiné par l’aspirant Renauld à Quastina en mai 1941, l’insigne est réalisé à Damas par un orfèvre local. Chaque insigne est poinçonné et numéroté.
Les tirailleurs du bataillon portèrent d’abord, sur le côté gauche de la poitrine puis sur le bras gauche, un petit triangle métallique frappé d’une croix de Lorraine et dont le fond différait suivant la compagnie : bleu ciel, rouge, jaune, vert. Ces emblèmes furent confectionnés par les Petites Sœurs de l’évêché de Brazzaville avant le départ du BM.1 pour le Gabon, en octobre 1940. (Jacques Sicard).
Distinctions - Citations
17 Compagnons de la Libération ont appartenu au BM 1.
Sources & Remerciements
François Broche, Dictionnaire de la France Libre, Laffont éd., 2010.
Les autres unités
Cie de Quartier général n°50
(et 51, 52)
13e demi-brigade de Légion étrangère
22e Bataillon de Marche nord-africain
Bataillon de Marche n°3
Bataillon de Marche n°4
Bataillon de Marche n°5
Bataillon de Marche n°1
Bataillon de Marche n°11
Bataillon de Marche n°21
Bataillon de Marche n°24
BIM BP BIMP
Bataillon d'infanterie de marine/pacifique
4e compagnie anti-chars
Compagnie de canons d’Infanterie
Bataillon de Marche n°2
1er Régiment de Fusiliers Marins
11e régiment de cuirassiers
1er régiment de Marche de Spahis Marocains
1er Bataillon du Génie
1er Régiment d'artillerie
1ere Cie de chars de combat
FTA 21e groupe antillais de DCA
101è Cie du train auto - 1er escadron train
1er bataillon de transmissions
1er détachement de circulation routière
Ambulance Hadfield Spears
Ambulance chirurgicale légère
Groupe d'exploitation divisionnaire
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