
Le parcours
Après avoir été le 1er Bataillon du 8ª R.T.S. (basé à Toulon et envoyé en renfort en Côte des Somalis en 1938), puis nommé 1er Bataillon de Marche des Tirailleurs Sénégalais en 1939 et devient le B.T.S n°1 en 1942. Le BM 21 de la 4e Brigade vit le jour en Egypte en 1943.
Opérations en Afrique
Le 3 décembre 1938, le 1er Bataillon du 8ª R.T.S. quitte Toulon pour la Côte des Somalis et devient le 1er Bataillon de marche des tirailleurs sénégalais de la Côte des Somalis.
Le 10 janvier 1939 à Djibouti, il devient le 1er Bataillon du Régiment de tirailleurs sénégalais de la Côte Française des Somalis et monte à la frontière face à l’Ethiopie contre les Italiens.
En septembre 1940, le Bataillon devient le B.T.S. 1.
Le 27 novembre 1942, il passe en Somalie britannique et se rallie au général de Gaulle.
Le 8 février, il embarque pour l’Egypte, où il devient le Bataillon de marche nº 21 de la 4º Brigade, qu’il ne quittera plus jusqu’à la fin de la campagne.
Septembre 1943, il va rejoindre la 1ère DFL en Tripolitaine pour se regrouper avec elle en Tunisie.
Opérations en Italie
Fin avril 1943, le BM21 débarque en Italie.
Le 10 mai , la 4e Brigade, formée du BIMP, du BM24 et du BM21, attaque sur les pentes entre la vallée du Liri et la vallée de Girofano. Le BM21 subit un violent bombardement avant d’arriver sur la crête dite des « Jumelles » en face du village perché de San Andrea qui est son dernier objectif.
La ligne Gustave est rompue.
Le BM21 est à nouveau engagé avec la 13e Demi-Brigade de Légion Etrangère, il participe à la réduction du Monte Leucio et progresse en direction de Madone della SiIva.
La ligne Hitler est percée, la route de Rome ouverte.
A partir du 15 juin, le BM21 progresse au nord du lac Bolsena depuis Acquapendente jusqu’au mont Calcinayo. La bagarre au corps à corps est sévère. Mais les survivants contre-attaquent à leur tour. Enfin, l’ennemi fléchit et décroche.
C’est sur ce succès que le Bataillon achève sa campagne d’Italie.
Opérations en France
Le 16 août, le convoi maritime de la DFL mouille devant Cavalaire.
Le BM21 débarque le 17 ; le 19, la 4e Brigade, le BIMP et le BM24 sont engagés sur Hyères.
Le 23 et le 24 août le Bataillon conquiert les crêtes entourant le Fort Sainte-Marguerite.
Après la prise de Toulon, le Bataillon avec la 4e Brigade, se dirige vers Nîmes, Lyon, Dijon et Belfort.
Le 26 septembre, le BM21, engagé en direction de Ronchamp, s’empare du village de Clairegoutte.
Deux sections de la 3e Compagnie s’empare du village Frédéric-Fontaine et s’y maintiennent.
Du 29 au 4 novembre, le Bataillon participe avec les blindés à la traversée de la forêt et à la prise du village d’Eboulet. Le BM21 en position défensive tient Champagney.
Octobre est employé à relevé les Africains par de jeunes engagés volontaires qui vont faire leurs classes en combattant.
L’offensive reprend le 18 novembre : objectifs Belfort et la Haute-Alsace.
Le 19, le Bataillon prend Champagney et le Magny, le 21 La Chapelle-sous-Chaux, le 25 avec des Fusiliers-Marins, Rougemont-le-Château (porte de l’Alsace).
En décembre, le Bataillon est retiré d’Alsace pour prendre Royan puis brusquement est renvoyée vers l’Alsace où se développe l’offensive de Von Runstaedt.
Le 1er janvier, le BM21 relève les éléments de la 2e DB et s’installe en position défensive face à Erstein, Osthouse et Kraft le long de l’lll et du canal de décharge de l’lll au Rhin, étiré sur 11 km.
Le 4 janvier, le Bataillon modifie son dispositif et se déploie face au nord, mais reprend le 6 ses positions face au sud où l’ennemi s’agite depuis la poche de Colmar.
Effectivement, l’attaque ennemie viendra du Sud le 7 janvier.
La 3e compagnie bloque les colonnes blindées ennemies au pont d’Osthouse. La 2e compagnie tient solidement les passages à Erstein et jusqu’à Kraft qui tiendra ; la route de Strasbourg est fermée.
Du 8 au 16 janvier, l’ennemi maintient sa pression à Osthouse, Erstein et surtout à Kraft dont la garnison est fortement éprouvée par de durs bombardements.
L’ennemi s’acharnera sur les points d’appui du BIMP à Herbstein et Rossfeld et du BM24 à Obenheim qui sera pris le 10 janvier. Mais l’offensive allemande est à bout de souffle et s’arrête.
Le 18 janvier le Bataillon est relevé par la 3e DIA pour relever le BM4 à Sélestat.
Le 30 janvier, le Bataillon relevé par les Tabors, se porte à Illhausern pour s’emparer d’Elsenheim.
II mène de très durs combats le long de la Blind dans le bois de Wustmatten.
Il occupe le 31 janvier Elsenheim et Ohnenheim, dans la nuit du 31 janvier au 1er février la 1ère Compagnie se force un passage jusqu’à Marckolsheim où de nombreux prisonniers sont faits.
Le Rhin est enfin atteint.
Mi-mars, la DFL est transférée sur le front des Alpes, le BM21 arrive le 13 mars à Cannes d’où il fait mouvement le 26 mars sur Tourette-Levens pour s’entraîner aux opérations en montagne.
Le 5 avril, renforcé par la Compagnie d’Eclaireurs-Skieurs, le Bataillon monte le 9 avril pour couvrir l’attaque de l’Authion en s’emparant du Col de Rauss puis en poussant jusqu’à Fontan dans la vallée de la Roya. La 1ère Compagnie est maintenue en réserve à Lantosque.
Après une très pénible progression sur des crêtes atteignant parfois 2000 mètres, la 3e Compagnie occupe à midi la cime de Tuor dominant l’ouvrage fortifié du col de Rauss.
Soutenu par les tirs d’appui de la CCI4, la 3e Compagnie s’empare de l’ouvrage de Rauss . Elle refoule à l’aube du 11 avril une contre-attaque. La 2e Compagnie reçoit l’ordre de soulager le BIMP en tentant une opération de diversion en direction de l’ouvrage fortifié de la Baisse de St-Véran.
Le 12 avril, la 1ère Compagnie s’empare du Fort de la Forca et occupe le 13 avril l’ouvrage de la Baisse de St-Véran. Du 14 au 17 avril, le Bataillon pousse ses premiers éléments à la cime de Pézurbe qui domine la vallée de la Roya.
L’ennemi lance le 18 avril, une violente contre-attaque en rangs serrés aux cris de « Heil Hitler » contre la 1ère Compagnie qui tient la cime de Pézurbe. Elle s’accroche et refoule les chasseurs de montagne ennemis. Le Bataillon est épuisé par dix jours de combats dans la montagne.
Le 19, le 2e Bataillon de la 13e demi-brigade de Légion Etrangère prend la relève du BM21.
A l’aube du 20 avril une contre-attaque allemande surprend la Légion à Pézurbe, mais se heurte à la 1ère Compagnie du BM21 à Campeï et est stoppée après une dure lutte au corps à corps. Pour évacuer les blessés il faudra plus de 20 heures de brancardage sur pistes de montagne : cela donne une idée de la difficulté du terrain dans lequel le Bataillon évolue depuis le début de l’offensive des Alpes.
Et cela sera le dernier combat du BM21.
Début mai il franchira les Alpes et c’est dans un petit village de Lombardie qu’il fêtera la fin de la guerre.
Le 11 juin, il se trouvera dans la région parisienne avec toute la DFL.
Et il sera alors le 3e Bataillon du 1er Régiment d’Infanterie Coloniale qui gardera la flamme et le souvenir de la grande aventure commencée sur les roches pelées de la Côte des Somalis, poursuivie dans les sables nord-africains, les collines italiennes, les pinèdes toulonnaises, les bois des Vosges et de l’Alsace, et terminées sur les crêtes enneigées des Alpes.
Opérations
Afrique : (Cote des Somalis), Italie : (San Andrea, Calcinayo), France : (Hyères, Toulon, Clairegoutte, Frédéric-Fontaine, Eboulet, Champagney, Rougemont-le-Château, Erstein, Osthouse, Kraft, Elsenheim, Marckolsheim, l’Authion)
Insigne

Ecu français ancien émaillé bleu foncé portant une ancre coloniale rouge chargée d’un demi soleil levant. Une croix de Lorraine rouge figure dans la partie supérieure gauche. Les premiers insignes réalisés au Cai re en 1943 ne portent pas le sigle du bataillon. Il apparait ensuite en chef sur fond doré. L’insigne est fabriqué par Drago sous cette forme après la libération ; Dessiné par le capitaine Marnay, il reprend l’emblème adopté à Djibouti en 1941 par le BTS.1/CFS d’où est issu le BM.21 : le soleil levant. (Jacques Sicard)
Distinctions - Citations
Citation à l’ordre de l’Armée du 16 octobre 1945
Compagnon de la Libération : Hervé Coué

Sources & Remerciements
site Histoire de Français Libre ordinaire – le bataillon de Marche 21 – djibouti – Italie – France
Les autres unités
Cie de Quartier général n°50
(et 51, 52)
13e demi-brigade de Légion étrangère
22e Bataillon de Marche nord-africain
Bataillon de Marche n°3
Bataillon de Marche n°4
Bataillon de Marche n°5
Bataillon de Marche n°1
Bataillon de Marche n°11
Bataillon de Marche n°21
Bataillon de Marche n°24
BIM BP BIMP
Bataillon d'infanterie de marine/pacifique
4e compagnie anti-chars
Compagnie de canons d’Infanterie
Bataillon de Marche n°2
1er Régiment de Fusiliers Marins
11e régiment de cuirassiers
1er régiment de Marche de Spahis Marocains
1er Bataillon du Génie
1er Régiment d'artillerie
1ere Cie de chars de combat
FTA 21e groupe antillais de DCA
101è Cie du train auto - 1er escadron train
1er bataillon de transmissions
1er détachement de circulation routière
Ambulance Hadfield Spears
Ambulance chirurgicale légère
Groupe d'exploitation divisionnaire
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