Le parcours
Le Bataillon de Marche n°4 formé au camp de Maroua au Cameroun par le Capitaine Bouillon avec des cadres arrivant d’Angleterre dont la majorité, officiers et sous-officiers venaient de la Côte d’Ivoire et du Dahomey. Fin décembre 1940, ce 3e Bataillon gagne MAROUA, dans le Nord-Cameroun, et installe son camp aux portes de la ville. C’est là qu’il prend le nom de Bataillon de Marche n°4, en exécution de l’ordre n°40 du 28 décembre 1940.
L’ordre de bataille est le suivant :
Commandant : Chef de Bataillon BOUILLON, Officier adjoint : Capitaine FOUGERAT, 1ère Compagnie : Lieutenant REVAULT D’ALLONNES, 2e Compagnie : Capitaine SON, 3e Compagnie : Capitaine DEFOSSE (à partir du 1er mars 1941), Compagnie d’accompagnement : Capitaine BRISBARRE, Médecin-Capitaine ROBIN, Médecin-Lieutenant CHARMOT.
Le 17 février 1941, le B.M. 4 quitte MAROUA et se regroupe à MASSAGEIT, campement situé à 80 km au Nord-Est de FORT-LAMY, où il reste pendant les opérations de KOUFFRA. Le 25 mars, arrive l’ordre de départ et le bataillon, transporté par camions, fait mouvement vers l’Est. Il franchit la frontière entre ADRE et EL GENEINA et, dans le Soudan, par des pistes de sable difficiles atteint EL OBEID où il est embarqué sur train le 14 mai 1941. Il atteint LE CAIRE, passe le Canal de Suez et débarque le 22 mai à QASTINA (Palestine) dans un camp où sont regroupées les Forces Françaises Libres.
Avec celles-ci, le B.M.4 participe à la campagne de SYRIE, franchissant la frontière le 11 juin. Il attaque le 16 le village de KISSOUE où il subira des tirs d’artillerie, atteint DAMAS le 21 juin, y séjourne le temps de se rééquiper et compléter ses effectifs.
PARCOURS
L’ETHIOPIE
Le 23 juillet départ pour l’Ethiopie à bord du Cap Saint Jacques : il débarque à BERBERA, se regroupe à BURAMO et sera associé à la prise de Gondar (décembre 1941).IL s’installe ensuite à DIRE-DAOUA, embarque à BERBERA, débarque à SUEZ et arrive à BEYROUTH (avril 1942).
LE LIBAN
ROMMEL fonce à travers la Libye, à la conquête de l’ÉGYPTE.
Le B.M. 4 reçoit une dotation de canons de 75 mm et de brenn-carriers et se voit confier la mission d’établir une position défensive dans les montagnes du LIBAN entre le village d’ANTOURA-MTEIN et le col de ZAHLE. Mais L’Afrika-Korps étant arrêté devant EL ALAMEIN, cette mission devient sans objet et le bataillon s’installe
le 20 septembre dans une caserne de TRIPOLI, sous les ordres du Commandant BOURGEOIS qui a remplacé le Commandant BOUILLON
LA LIBYE
Le 10 janvier 1943, commandé par le Lieutenant-colonel Bourgeois, il sera affecté à la 2ème Brigade Française Libre en formation, commandée par le Colonel Garbay et c’est avec la 1ère DFL qu’il arrive par voie ferrée à TOBROUK.
L’ordre de Bataille est le suivant
Commandant : Lieutenant-Colonel BOURGEOIS ; Capitaine FOUGERAT, adjoint, 1e Compagnie : Capitaine JEANPERRIN, 2e Compagnie : Capitaine DEFOSSE, 3e Compagnie : Capitaine CHABERT, C.A : Capitaine BRISBARRE, Médecin : Capitaine CHARMOT. Equipé en matériel britannique, conservant 8 canons de 75 mm, excellents pour la défense antichar, et trois mois d’entraînement, il quitte TOBROUK et arrive en TUNISIE avec la 1e D.F.L. le 4 mai1943.
LA TUNISIE
Le 12 mai 1943, le Bataillon prend une part active aux combats de TAKROUNA solidement tenu par les Allemands. Après un bref séjour au camp de ZOUARA (Lybie), il regagne la Tunisie, désormais commandé par le Capitaine Fougerat (août 1943),
Jusqu’au printemps 1944, installé entre Nabeul et Hammamet, il est à nouveau réorganisé et équipé en matériel américain. Les hommes suivent une période intense d’instruction, de tirs, de manœuvre et le 12 Avril 1944 tout le monde reprend à TUNIS le Train pour BONE.
L’ITALIE
Le 17 Avril 1944 les hommes embarquent sur le s/s Durban Castle, pendant que les véhicules sont chargés sur le s/s Roseline. Le 20 au port de NAPLES (ravagé par les bombardements aériens alliés), tous sont transportés à FRIGANO MAGGIORE, puis à MONTEMARANO et CASTELVEDERE DI CALORE, en attendant la proche offensive contre la ligne Gustav (10 mai 1944).
D’abord en réserve le Bataillon de Marche n°4 est engagé le 16 mai sur les hauteurs du RIO FORMA QUESA. Il se heurte à des résistances acharnées, mais réussit à franchir le fleuve le 20. Il atteint la route PICO-PONTECORVO et occupe la cote 160. La bretelle Hitler de la ligne Gustav est crevée. L’âpreté des combats se mesure à la distance parcourue : 15 kilomètres en 5 jours ! Le 30 mai au soir le Bataillon de Marche n°4 est à 40 kms au nord de PONTE CORVO, le 6 juin, ses éléments sont devant TIVOLI.
Après la traversée de ROME, la poursuite s’accélère. Le contact n’est repris que devant MONTEFIASCONE. C’est le Bataillon de Marche n°4 qui s’empare de la ville, le 10 juin 1944.
Mais le bataillon est stoppé sur la route de BOLSENA par une violente contre-attaque ennemie, au cours de laquelle le commandant Fougerat est tué.
A BOLSENA La Légion Etrangère relève le BM4 le 13 mai.
Le bataillon pansera ses plaies, se recomplète et se prépare à un débarquement en France qu’il devine imminent. Le 7 août il embarque sur le Durban Castelet et le 15 août il intègre le convoi direction la baie de Cavalaire à quelques kilomètres de HYERES
LA FRANCE
Le 17 août, dans la rade de HYERES, l’ordre de débarquement est donné. C’est la nuit et de la terre tiède parvient une odeur pénétrante de pin. Que c’est bon la France !
Grâce au GENIE, le regroupement se fait sans encombre à LA CROIX VALMER. Le 21, le Général BROSSET donne l’ordre au BM 4 d’attaquer HYERES au nord via les MAURETTES où, crêtes après crêtes, par une chaleur torride, il s’empare du Château d’Hyères puis des hauteurs de THOUARS qui dominent TOULON le 23 août. Les jours suivants il livre de très durs combats dans TOULON et le 25 août le BIMP le relève.
Début octobre en repos à MOFFANS (Haute-Saône), il est renforcé par les hommes du maquis Chambarand venu de l’Isère qui compensent le départ des tirailleurs africains. Les recrues seront groupées à la 3e Compagnie où leur instruction militaire sera autant que possible, poursuivie, avant de les engager.
Ce n’est pas sans un serrement de cœur que nous vîmes partir nos Sénégalais, nos vieux compagnons de misère dont certains nous suivaient depuis 1940.
Le BM 4 s’illustre ensuite en Alsace en s’emparant du col de la Chevestray le 23 novembre 1944
Le 13 décembre 1944, par voie ferrée et par route le B.M.4 fait mouvement vers le Sud-Ouest. Le 15, il s’installe à SAINT CIERS SUR GIRONDE. Le 22, il est dans la région de COGNAC, à PERIGNAC. Mais la situation s’aggravant brusquement en Alsace, où les Allemands font peser une lourde menace sur STRASBOURG, la 1e D.F.L quitte le Sud-Ouest et retraverse à toute vitesse la France en diagonale.
Parti le 28, le B.M. 4 se retrouve le 1er à SELESTAT qu’il défendra coute que coute en janvier 1945.
Le 18 janvier 1945, le B.M. 4 est relevé par le B.M 21
Le 26 février, un nouveau renfort arrive au Bataillon ; c’est un maquis du Midi, le maquis de la Marseillaise.
Le 8 mars, le B.M. 4 fait mouvement vers le front des Alpes. Pour un dernier combat celui de l’AUTHION qui débutera le 10 avril.
Le 26 avril le bataillon est relevé et c’est à ANTIBES qu’il fêtera la nouvelle de la capitulation.
Ce bataillon aura été de tous les combats et :
11 de ses Combattants auront l’honneur de devenir Compagnons de la Libération
Opérations
Ethiopie, Liban, Libye, Tunisie, Italie, France
Insigne

Dans un écu taillé noir et bleu foncé coticé en barre rouge voisinent les cartes de la France et de l’Afrique en blanc. Sur cette dernière, les territoires constituant l’AEF sont en noir. Une croix de Lorraine rouge broche sur le tout. L’écu repose sur une ancre coloniale dont la trabe porte l’inscription BM4. Dessiné au Liban par le sergent Birden, l’insigne est d’abord fabriqué au Caire en 1942. Réalisé en 1945 par Augis à Lyon : métal léger peint, puis émaillé et numéroté, enfin en 1946 par Drago (l’écu émaillé est plus petit que les précédents modèles). (Jacques Sicard)
Distinctions - Citations

Sources & Remerciements
Les autres unités
Cie de Quartier général n°50
(et 51, 52)
13e demi-brigade de Légion étrangère
22e Bataillon de Marche nord-africain
Bataillon de Marche n°3
Bataillon de Marche n°4
Bataillon de Marche n°5
Bataillon de Marche n°1
Bataillon de Marche n°11
Bataillon de Marche n°21
Bataillon de Marche n°24
BIM BP BIMP
Bataillon d'infanterie de marine/pacifique
4e compagnie anti-chars
Compagnie de canons d’Infanterie
Bataillon de Marche n°2
1er Régiment de Fusiliers Marins
11e régiment de cuirassiers
1er régiment de Marche de Spahis Marocains
1er Bataillon du Génie
1er Régiment d'artillerie
1ere Cie de chars de combat
FTA 21e groupe antillais de DCA
101è Cie du train auto - 1er escadron train
1er bataillon de transmissions
1er détachement de circulation routière
Ambulance Hadfield Spears
Ambulance chirurgicale légère
Groupe d'exploitation divisionnaire
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