Le 1er régiment de Marche de Spahis Marocains

par 1DFL
RMSM

“Faire face”

Le parcours

Le 1er RSM est l’héritier de l’unité du même nom qui s’illustra dans l’armée d’orient en 1917, en recevant cinq citations à l’ordre de l’armée.  En 1940, stationné au levant, il est réparti en deux groupes de reconnaissance de division d’infanterie (GRDI) : le 191e GRDI à Alep et le 192e GRDI à Damas.

 

Le 30 juin 1940, refusant l’armistice, et sans avoir connaissance de l’appel du général de Gaulle, le capitaine d’un escadron du 1er RSM, Paul Jourdier, franchit la frontière de Palestine entraînant derrière lui 38 volontaires Spahis à cheval de son escadron pour rejoindre les Britanniques.

L’escadron de Spahis du capitaine Jourdier, renforcé par des volontaires venus d’Egypte et du Levant, rejoint la 5ème Division Indienne au Soudan, à la frontière de l’Erythrée, où il prend position le 9 décembre 1940.

Dès le lendemain, l’escadron de Spahis, rattaché à un Bataillon du 4e Marhattes puis du 10e Beloutches, entreprend quotidiennement des patrouilles de reconnaissance à cheval dans les lignes italiennes.

Le 2 janvier 1941, à Umbrega, Paul Jourdier engage le combat avec son escadron contre un parti italien plusieurs fois supérieur en nombre à qui il inflige de lourdes pertes. Lors de ce combat, les Spahis livrent la dernière charge au sabre de la cavalerie française et apportent à la France Libre son premier succès terrestre face à l’ennemi.

Le 18 janvier 1941, à Om Ager, les « Calots rouges » de l’escadron Jourdier combattent à nouveau avec succès face à un ennemi bien supérieur en nombre en accomplissant une mission de reconnaissance décisive dans la préparation de l’offensive britannique vers Keren déclenchée le lendemain.

Paul Jourdier est promu chef d’escadrons le 25 février 1941. L’escadron de Spahis, augmenté de renforts, devient le 1er Groupe d’Escadrons de Spahis.

Le 20 mai 1941, le chef d’escadrons Jourdier rejoint avec le 1er escadron de Spahis, commandé par le capitaine de Villoutreys, la 1ère Division Légère Française Libre au camp de Qastina en Palestine, avant de regagner la Syrie (mai-août 1941) où ils combattent contre les forces restées fidèles au maréchal Pétain.

Le 1er escadron de Spahis subit de lourdes pertes au début de la campagne de Syrie.

Le Chef d’Escadrons Jourdier accueille, à Irbid, le 22 mai 1941, le colonel Philibert Collet et ses hommes du Groupement Tcherkesse qui rallient la France libre.

Il commande l’avant garde du groupement Tcherkess du colonel Collet, puis, le 19 juin 1941, prend le commandement de ce groupement jusqu’à l’armistice de Saint-Jean d’Acre.

Les Spahis sont alors réorganisés en plusieurs escadrons dans un Groupe de Reconnaissance (GRCA) formé par Paul Jourdier. Au printemps 1942, dotés de moyens disparates, ils participent à la campagne de Libye au sein de la 8e Armée britannique. Le GRCA est alors scindé en deux Groupes de Reconnaissance (GR) autonomes.

Un mois plus tard, au camp de Moaskar, il constitue avec le Bataillon d’Infanterie de Marine, les Forces françaises libres du Moyen-Orient.

Devenu Groupe de reconnaissance de corps d’armée (GRCA), à trois escadrons (dont deux à cheval), l’unité s’entraîne en vue de participer aux opérations de Libye.

 

En décembre 1941, le 3e escadron – le seul équipé d’automitrailleuses – commandé par le capitaine De Courcel est mis à la disposition de la 1ère Brigade Française Libre de Koenig et il sera utilisé dans les opérations contre les troupes de l’Axe en Libye.

 

En mai 1942, les deux autres escadrons quittent la Syrie pour l’Egypte, où ils seront affectés à la 2e BFL (général Cazaud).

 

Par décision du général Catroux en date du 24 septembre 1942, devenu régiment de cavalerie mécanisée, le 1er RMSM succède au GRCA ; constitué de quatre escadrons, il est confié au commandant Jean Rémy et va former, avec la 1re compagnie de chars du 501e RCC, deux groupes de reconnaissance sur le modèle des « colonnes volantes »britanniques (Flying Columns), sous les ordres des commandants Rémy et de Kersauzon : le GR 1 est dirigé sur Fayoum, le GR 2 sur Samaket- Gabalia, au sud du front de la VIIIe armée.

Renforcé par la 1ère compagnie de chars de la France Libre, le G.R.2 Kersauzon, équipé le premier d’automitrailleuses et de canons portés, rejoint dès fin août 1942 la 7e division blindée britannique (les « Rats du Désert ») au sud du front de la VIIIe armée britannique et il effectue des raids en profondeur dans le désert de Libye.

Le GR 2 est rattaché en septembre à la 1re Brigade française Libre du général Koenig avec laquelle il va participer à la bataille d’El Alamein qui s’enclenche le 24 octobre 1942.

 

Le 12 février 1943, la Colonne volante reçoit l’ordre de joindre Tripoli où elle se mettra à la disposition du 30e C.A. pour être engagée dans le Sud Tunisien.

Le 12 mars 1943, le 1er RMSM. reçoit l’ordre de rejoindre la force L, venue du Tchad et entrée en Tunisie sous les ordres du général Leclerc à Ksar Rhilane. Il participe dès lors à toutes les opérations de la Force L jusqu’à la fin de la campagne de Tunisie et, le 20 mai 1943, un détachement du 1er RMSM défilait dans Tunis libéré.

 

Après la chute de Tunis, 1er RMSM rejoint la 1re DFL et la 2e DFL (future 2e DB) au camp de Sabratha (Libye), où les deux divisions ont été envoyées “en pénitence” sur ordre du général Giraud, commandant civil et militaire à Alger, en attendant la conclusion des accords de Gaulle-Giraud.

Puis le RMSM fait mouvement avec la 2e DFL au camp de Temara (Maroc), où il devient le régiment de reconnaissance de la 2e DB. Il comprend alors, toujours sous les ordres du colonel Rémy, six escadrons – dont quatre équipés d’automitrailleuses.

Opérations

Umbrega, Om Ager (Erythrée, 1941) -Libye, El Alamein (Egypte) 1942 – Tunisie 1943

Insigne

L’insigne est composé de l’Étoile Chérifienne et de la Croix de Lorraine. L’étoile et la croix reposent sur un fond de gueules : l’étoile rappelle l’origine marocaine du régiment, la croix sa filiation avec le 1er RMSM et son engagement au sein des forces françaises libres.

Distinctions - Citations

Croix de la Libération - Croix de guerre 1939-1945 avec deux - Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec quatre palmes.
Aujourd'hui, le 1er Régiment de spahis, héritier des traditions du 1er Régiment de marche de spahis marocains, est stationné à Valence. Il a droit, à ce titre, au port de la fourragère aux couleurs de l'ordre de la Libération.
33 Compagnons de la Libérations ont servi sous le calot rouge des spahis.

Sources & Remerciements

Histoire des spahis de la France Libre en trois volets (Blog 1ère DFL) – Revue de la France Libre n° 55 Février 1953 -Revue de la France Libre n° 56 Mars 1953 – Ordre de la Libération

 

Bataillon de Marche n°4

Bataillon de Marche n°4

Bataillon de Marche n°5

Bataillon de Marche n°5

Bataillon de Marche n°1

Bataillon de Marche n°1

Bataillon de Marche n°11

Bataillon de Marche n°11

BIM BP BIMP

BIM BP BIMP

4e compagnie anti-chars

4e compagnie anti-chars

Compagnie de canons d’Infanterie

Compagnie de canons d’Infanterie

1er régiment de Marche de Spahis Marocains

1er régiment de Marche de Spahis Marocains

1ere Cie de chars de combat

1ere Cie de chars de combat

FTA 21e groupe antillais de DCA

FTA 21e groupe antillais de DCA

101è Cie du train auto - 1er escadron train

101è Cie du train auto - 1er escadron train

 1er bataillon de transmissions

1er bataillon de transmissions

1er détachement de circulation routière

1er détachement de circulation routière

 Ambulance Hadfield Spears

Ambulance Hadfield Spears

Ambulance chirurgicale légère

Ambulance chirurgicale légère

Groupe d'exploitation divisionnaire

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Prévote

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Aumonerie

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