Aujourd’hui 16 septembre 2026 : nous célébrons le 100e anniversaire de Madame Geneviève FAVREAU

par Florence ROUMEGUERE
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Geneviève Favreau, veuve du compagnon Benjamin Favreau (Bataillon du Pacifique), née le 16 septembre 1926 à Ismaïlia (Egypte), fête aujourd’hui son centième anniversaire en famille.

Lorsque nous nous sommes connues, elle résidait près de son frère Xavier Rognon dans le 5e arrondissement de Paris.

Geneviève était une amie de mon père, et nous nous sommes retrouvées à plusieurs reprises aux cérémonies du 18 juin à l’Ordre de la Libération en compagnie de son amie Blandine Bongrand Saint Hillier.

Mais après avoir traversé des épreuves familiales douloureuses et subi un épisode sévère de santé, elle réside depuis moins d’un an dans une maison de retraite du Val d’Oise où je lui ai rendu visite, deux jours avant le grand évènement de son anniversaire.

Au cours de ces quelques heures passées ensemble, j’ai retrouvé avec bonheur son sourire, son goût pour la conversation et son esprit toujours aussi alerte.

Geneviève et son Père Robert Rognon en Egypte

Nous avons revisité certains des souvenirs de sa jeunesse passée au bord du Canal de Suez en Egypte, qu’elle avait délivrés lors du tournage du documentaire « Bir Hakeim, ici était l’âme de la France Libre » à l’occasion du 70e anniversaire de la Bataille en 2012.

En effet, à l’été 1940, du haut de ses quatorze – quinze ans, Geneviève a vécu à Ismaïlia l’annonce de la capitulation, l’engagement de son Père Robert Rognon au sein du 1er BIM (Bataillon d’Infanterie de Marine), et celui de sa mère Isabelle, née Loriot de Rouvray au sein du Comité de la France Libre d’Égypte. Celle-ci accueillit dans la maison familiale les jeunes engagés du B.I.M. à leur arrivée à Ismaïlia, puis à l’occasion de leurs passages, entre les premières campagnes de Syrie jusqu’à la naissance du Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique après Bir Hakeim. Certains disparurent, d’autres furent sévèrement blessés.

A l’instar de Romain Gary, elle aurait pu dire : « Je les ai tous connus…».  « C’était des copains, des frères…» , dit-elle.

Aussi nous vous proposons de découvrir le récit retranscrit et adapté de ces souvenirs enregistrés en 2012 qui est en tout premier lieu, celui d’une histoire familiale hors normes en des temps tout aussi exceptionnels, ceux des débuts de la France Libre.

J’ai rappelé aussi à Geneviève le travail de mémoire admirable qu’elle a accompli en dactylographiant et en faisant paraître en 2011 aux Editions La Geste, les mémoires de son mari, Benjamin Favreau, “Compagnon de la Libération” (Bataillon du Pacifique).

Geneviève Favreau le 14 septembre 2026

Dans le parc qui borde son établissement, elle m’a fait part de la sérénité qu’elle éprouve après avoir partagé au sein de sa famille ses archives de la France Libre. Ce sont des photos de ses enfants, petits et arrière-petits-enfants qui l’entourent aujourd’hui.

En nous quittant, j’ai promis de revenir, Inch’Allah a-t-elle répondu en riant.

Et puis j’ai éprouvé ensuite un sentiment de reconnaissance pour ce moment privilégié, qu’il m’a été donné d’échanger avec cette amie, l’une des derniers grand témoins de ce passé glorieux et, pour emprunter encore cette phrase à Romain Gary : « Et c’est comme si personne n’était mort … »

Merci Geneviève.

Florence Roumeguère

Le récit téléchargable des Souvenirs de Geneviève Favreau est en cours de finalisation, et sera mis en ligne dès que possible. Merci de votre compréhension.

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