
Roger Jean Joseph LE BER

Photo prise après guerre, Roger Le Ber, et ses copains,
Louis Le Goff à gauche et Georges Raoul (B.M.6) au centre
(francaislibres.net)
Parcours établi par Jean-Noël Jacopin
Roger est né le 3 mars 1923 à Saint-Pierre Quilbignon, 225 rue Jean-Jaurès (renommée
Anatole-France en 1945). Il est le fils de Jean Joseph Marie Le Ber, officier marinier
supérieur, et d’Anne Bourdon, son épouse. Il est le cadet d’une fratrie de trois enfants : Jean
Joseph (1915-1919), Joséphine Henriette (1919-1968), épouse Exposito, Roger Joseph Marie
(1923-1980). Sa mère Anne Bourdon décède le 16 août 1929, à son domicile à Saint-Pierre
Quilbignon, 225 rue Jean Jaurès. Son père se remarie le 23 septembre 1930 à Saint-Pierre
Quilbignon avec Marie Kermarrec, native de cette commune.
Roger fait sa scolarité à l’école primaire des quatre Moulins, où il obtient son certificat
d’études primaire (CEP). Il poursuit ses études à l’école professionnel pratique d’industrie
et de commerce où il obtient le certificat d’aptitude professionnel (CAP), dans les spécialités
ajusteur en 1939 Tournage et Électricité
En juin 1940, alors que les Forces d’occupation allemande approchent de Brest, et qu’il est
encore étudiant, Roger embarque sur un cargo à destination de la Grande Bretagne, sur
l’incitation de son père, ancien combattant, héros de la 1re Guerre Mondiale. Arrivé à Londres,
Roger, avec son cousin, Robert Perrier, natif de Saint-Pierre-Quilbignon, de 2 ans son aîné et leurs ses amis qui l’accompagnent dans l’aventure, s’engage aussi dans les Forces françaises libres, créées par
le Général de Gaulle. Il est envoyé au camp de Camberley pour suivre une formation
militaire à la 1re Compagnie de Chasseurs. Il obtient le certificat d’aptitude au grade de
caporal. Il est nommé caporal le 13 mars 1941.

Le 16 mars 1941, il est désigné pour une affectation dans un régiment d’infanterie stationné
en Afrique équatoriale française. Embarqué en Grande Bretagne, il débarque à Pointe noire et
Il arrive à Brazzaville au Congo, où il rejoint le Bataillon du Pool, ancien Bataillon de
Tirailleurs du Moyen-Congo qui est constitué depuis 1940. Ce bataillon, des Forces
françaises libres, en soutient au Bataillon de marche, du chef de bataillon Leclerc venu de
Grande Bretagne, avait combattu en octobre 1940 les Forces françaises du Gabon restées
fidèles au Gouvernent français. Le Gabon avait ensuite rallié au Général de Gaulle.

Le Bataillon du Pool intègre le Bataillon de marche n° 6 (BM 6), qui est formé à Brazzaville
au Moyen-Congo, le 16 janvier 1942. Il est commandé par le lieutenant-colonel Léopold. Le BM 6,
est transporté par le train à Pointe Noire, où il embarque sur un paquebot transport de troupe
à destination de l’Egypte en contournant l’Afrique du Sud, et empruntant le canal de Suez. Le
BM 6 arrive Liban par le train de chemin de fer en octobre 1942, et intègre la 3e Brigade
Française libre, commandée par le colonel de Tournadre

Sous-officiers français du BM6 à Pointe Noire au Congo, avant embarquement pour
l’Egypte et le Liban. Roger Le Ber au 2e rang, 1er à droite
A partir de mars 1942, après le départ de Syrie de la 2e Brigade française libre pour l’Égypte,
le Levant français ne compte qu’un seul bataillon non local, le bataillon de marche no 7 (BM
7). La 3e BFL est créée le 1er mai 1942. Elle est formée par le BM 7 déjà sur place, complétée en
octobre 1942 par le Bataillon de marche no 6 (BM 6), et en octobre 1943, par le Bataillon de
marche no 9 (BM 9).
La 3e BFL est chargée de la défense du Levant français, en particulier de la place de Beyrouth, mais ses hommes comblent également les pertes des 1re et 2e BFL, engagées au combat dans la guerre du désert en Libye et en Égypte.
Photos de Roger Le Ber (source : Jean-Noêl Jacopin)








Le 25 mars 1945, Roger Le Ber est nommé chef de section au BM 2, sur ordre du chef de
bataillon Amiel, commandant du Bataillon de marche BM2. Roger prend part aux combats
pour la libération de la poche de Royan qui se sont déroulés du 14 au 18 avril 1945. Les
combats pour la libération de la poche de Royan (Opération Vénérable) se conclurent par la
victoire des forces françaises appuyées par les bombardiers alliés.


“L’opération Vénérable”. La progression des troupes de libération. Carte E. Renoux
(La Libération de Royan avril 1945)
Le BM2 reprend la direction de l’Alsace pour rejoindre les Forces armées qui poursuivent les combats jusqu’à la libération de la France, et faire prisonniers les autorités du régime nazi en Allemagne.
Roger Le Ber est nommé adjudant le 1er septembre 1945 au BM2.
Le 3 octobre 1945, il rejoint le Dépôt des Forces Françaises libres à Paris, en vue d’une démobilisation. Il est démobilisé le 25 novembre 1945 ; il se retire dans sa famille relogée à Lannilis (29).
Roger Jean Joseph Le Ber est décédé le 25 juin 1980 à Brest (29) à l’âge de 57 ans.
Rédaction et mise en ligne : Jean Marie Pefferkorn
Sources :
francaislibres.net
Dossier SHD
francaislibres.net//livreor
Parcours France de la Libération par la DFL : Réduction de la poche de Royan par le BM 2
