163
Frédéric Bentley, Président de l’association AM-FAFL est à l’initiative de ce Projet qui honore la mémoire de 123 membres des Forces Aériennes Françaises Libres disparus dont les corps n’ont jamais été retrouvés.
Cette inauguration s’est déroulée en présence de plus de 120 membres des familles des 123 disparus figurant sur la stèle. Elle a été suivie d’un jet en mer d’une gerbe par la SNSM.
Qui sont ces 123 disparus ?
Parmi eux, plusieurs étaient officiers issus de l’Ecole de l’air, dont 4 sont devenus “parrains” de promotions (1944-AFN de Tedesco, 1944-France Préziosi, 1990 Poznanski, 2010 de Marmier) et 3 de promotions de l’Ecole militaire de l’air (1972 Tulasne, 1973 Guedj, 1976 Littolf).
Les inscrits sur la stèle sont uniquement des hommes engagés dans les forces aériennes de la France Libre (FAFL), ayant répondu à l’appel du Général de GAULLE.
– Parmi eux : 1 officier supérieur ; 69 officiers ; 38 sous-officiers ; 13 hommes du rang.
– Parmi eux : 82 pilotes ; 10 navigateurs ; 4 mécaniciens PN ; 7 radio PN ; 4 personnels Etat-Major des FAFL ; 3 agents des Services Secrets du BCRA ; 11 parachutistes SAS.
Répartition par unité :
Dans les unités de la RAF : 43 sont répartis dans 28 Squadron, dont 8 dans l’aéronavale de l’Air Navy.
Dans les unités des Forces Aériennes de la France-Libre :
– 13 du Groupe de chasse « Normandie » (Normandie-Niemen)
– 18 du Groupe de chasse « Ile de France »
– 2 du Groupe de chasse « Alsace »
– 9 du Groupe de Bombardement « Lorraine »
– 3 du Groupe Mixte de Combat n°1 (futur Groupe « Bretagne »)
– 5 du Groupe « Artois » (défense maritime)
– 3 des Lignes Aériennes Militaires (LAM/TAM)
– 11 parachutistes de la France-Libre
– 4 des personnels de l’Etat-Major FAFL
Dans les unités des Forces Aériennes de la France Combattante :
– 1 du Groupe de chasse « Berry »
– 2 de l’Aéronavale (Flottille 6FE et 8FE)






1 commentaire
Je suis étonné de lire que sur la stèle ne figurent que le nom de ceux qui sont partis en Angleterre, répondant à l’appel du 18 juin.
Je tiens a préciser que mon oncle, Paul Borrossi, mort en 1944 aux commandes de son avion, et qui a son nom sur la stèle, n’avait jamais entendu parler du général de Gaulle et encore moins de l’appel sur la radio lorsqu’il choisit, comme tous ses copains de l’école de l’air du Mans d’embarquer dans la nuit a Douarnenez. Leur but a ce moment là était de refuser la défaite et de continuer le combat. Ce que m’a bien rapporté un de ses copains survivant, ce qu’on peut lire dans le journal intime de Hauchemaille.
Il faut donc nuancer dans la légende du 18 juin. Mon autre oncle, lui, était parti sur Brest, le 17 juin, pour embarquer sur un bateau anglais. La, même chose, pas d’appel sur les ondes radios mais la même motivation que sonfrere Paul. Il a eu plus de chance car il a été obligée de rester sur le sol français mais est alors tout de suite rentre dans une démarche de résistance puis dans des réseaux jusqu’à la libération totale de la Bretagne.