
J’ai été profondément attristée d’apprendre le décès d’Isabelle Heugel par sa cousine Christine Lecoeur (fille de Michel Bourdis) le 18 juin dernier à Paris.
Nous nous étions rencontrées aux Invalides un autre 18 juin, voici une vingtaine d’années.
Nous avions perdu nos pères à quelques mois d’intervalle, le mien en décembre 2006, le sien en avril 2007 (décédé le jour anniversaire de la naissance de mon père…)
J’avais retrouvé dans les archives de mon père un document manuscrit de Jacques Bourdis de 18 pages racontant certains épisodes de Bir Hakeim, et le lui avais communiqué, cela nous a rapprochées.
Il fut finalement transcrit et publié dans la Revue de la France Libre » Spécial 70e Anniversaire de Bir Hakeim” en 2012 .

La transmission de la mémoire, en particulier celle de la DFL et de la 13 Dble, comptait beaucoup pour Isabelle, et nous avons régulièrement échangé par mail depuis 2011. En septembre 2014, Christine et « Bellou » m’ont fait la joie de me rendre visite au Havre. Ce moment reste très précieux dans mes souvenirs. Isabelle était déjà atteinte de la maladie qui l’a finalement emportée.
Le soutien de son entourage proche de sa famille, enfants petits-enfants lui a permis de rester debout tout au long de ces années… J’ai éprouvé et admiré sa force de caractère face à sa situation.
Entre sa chère Bourgogne et Paris où elle venait régulièrement subir des traitements très pénibles, Isabelle restait une amie fidèle, toujours très enthousiaste et chaleureuse dans son caractère et son expression.
Repose en Paix chère « Bellou ».
Florence Roumeguère
LES FRERES JACQUES ET MICHEL BOURDIS

Jacques BOURDIS à Bir Hakeim en 1942 avec son radio Claude Malhomme – François Broche
« … il arrive le plus souvent que l’aîné ouvre la voie au cadet, comme le montrent les frères Bourdis. Jacques et Michel Bourdis sont nés respectivement en 1920 et en 1923. En 1930, leur père, commerçant grenoblois, décède et ils sont élevés par leur mère. Au moment de la défaite, Jacques est en prépa Saint-Cyr et Michel, qui n’a que 17 ans, en première au lycée Champollion de Grenoble. Jacques rallie les FFL dès juillet 1940, en parvenant à quitter la France par la voie maritime depuis Sète. Il sert à la 13e DBLE, finit la guerre capitaine et Compagnon de la Libération. Il poursuit une brillante carrière dans l’armée après la guerre et prend sa retraite au grade de général de corps d’armée, représentant de la France à l’UEO. Dans son témoignage, Michel Bourdis indique clairement que l’exemple de son frère aîné a été déterminant dans le choix de son propre engagement. Il s’évade de France par l’Espagne en juin 1943 (il a alors 20 ans), fait quatre mois de prison à Miranda et se retrouve en novembre 1943, comme son frère, à la lère DFL, au 1er régiment d’artillerie, où il sert comme adjudant “
“Les Français libres, l’autre Résistance” par Jean-François Muracciole
Page biogaphique du compagnon de la Libération Jacques Bourdis
Page biographique de Michel Bourdis
Le témoignage de Jacques Bourdis sur Bir Hakeim
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