
Un état récapitulatif des troupes en 1944 précise que, sur 829 FFL disparus initialement à Bir-Hakeim, il pouvait être estimé à 683 les FFL prisonniers et blessés.
Ceux-ci furent emmenés par les Allemands et confiés aux italiens dans le camp de Giovanni-Berta, à 10 km de Benghazi. Premiers prisonniers français d’une armée non reconnue, ils y furent séparés des troupes du Commonwealth, composées d’hindous sikhs, de sud-africains, d’australiens, de néo-zélandais et de britanniques. Ils seront victimes de brimades et privés d’eau durant quatre jours ce qui fit encore 22 morts parmi les blessés.
Le 17 août 1942, environ 4000 prisonniers de diverses nationalités embarquent sur le cargo Nino Bixio en vue d’être acheminés en Italie où ils poursuivront leur détention.
Parmi eux, environ 400 français de la Brigade Française Libre, prisonniers lors de la sortie de Bir Hakeim et douze S.A.S du French Squadron qui avaient été faits prisonniers le 13 juin.

Le Nino Bixio restait armé de sa défense antiaérienne servie par des Allemands, et sans porter la Croix-Rouge du transport de blessés et de prisonniers.
Pour ces raisons, Le Nino Bixio – est coulé par erreur, à 4h 33 de l’après-midi, par le sous-marin britannique HMS Turbulent dans les eaux au sud-ouest de la Grèce, à 12 miles au sud-ouest de Pylos.
Selon le site parachutistesfflsas.fr : “On retrouve, dans la cale avant du navire, les corps de trois cent trente-six victimes, les deux tiers sont des Sud-Africains et un tiers (cent dix-huit) sont des Néo-Zélandais, tués lors de l’explosion de la première torpille. (Ils seront inhumés dans le cimetière de Pilos). Sur le pont du Nino Bixio, au terme de l’appel des prisonniers, on dénombre plusieurs centaines de prisonniers manquants (selon les sources entre mille cinq cents à trois mille manquants)”.
Concernant les Français il en manque 143 (la plupart noyés), dont les 7 parachutistes de la 1re Compagnie d’Infanterie de l’Air






RESSOURCES
Récit d’Emmanuel GOUBIN (QG) qui survécut au naufrage, relate sa capture lors de la Sortie de Bir Hakeim, les cruelles conditions de sa détention et de ses camarades dans le désert aux mains des Allemands, puis celles du camp de Benghazi aux mains des Italiens. Il raconte ensuite le naufrage… à retrouver sur 1dfl.fr
Voir également les récits du Quartier-maître Joseph André Eigelthinger et de André VERRIER (RA, compagnon de la Libération) dans “Au Jour le Jour à Bir Hakeim“
Biographie sur le Blog d’Henri Saint Jalm (Génie), Mort pour la France.
LES DOUZE SAS PARACHUTISTES français ayant péri dans la tragédie (crédit photo parachutistesfflsas.fr)

Le site parachutistesfflsas.fr consacre un artIcle à l’histoire du torpillage et à ses disparus dont les biographies sont accessibles.
