Message de la Fondation de la France Libre
“La Fondation de la France Libre apprend avec un profond chagrin la disparition de l’un de nos grands anciens, qui était également un remarquable historien et le président d’honneur de son conseil scientifique. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses amis, en ce moment de grande douleur“. Une cérémonie d’hommage sera célébrée en présence du Président de la République le mercredi 15 avril, à 9 heures, dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides
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Le Monde :
Mort de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, grande voix de la France libre

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Jean-Louis Crémieux-Brilhac, responsable de la communication de la France libre et historien de la seconde guerre mondiale, est mort, mercredi 8 avril, à l’âge de 98 ans, a annoncé le président de la République François Hollande.
« La vie de ce grand homme a épousé le siècle. Héros de la campagne de France en 1940, il s’évade de son camp de prisonniers pour rallier Londres en 1941. (…) Il fut l’un des premiers à dénoncer les chambres à gaz en 1944 », a rappelé le chef de l’Etat.
« Jean-Louis Crémieux-Brilhac était un résistant, un historien, un serviteur de l’État. C’est une voix de la France libre qui s’éteint », a de son côté tweeté le premier ministre Manuel Valls dans la soirée.
Historien de référence
Né le 22 janvier en 1917 à Colombes (Hauts-de-Seine), Jean-Louis Crémieux est originaire d’une famille juive implantée depuis cinq siècles à Carpentras, puis Nîmes et Narbonne. Depuis 1931, il passe une partie de ses vacances en Allemagne où il assiste à la montée du nazisme. Il fait ses études à la Sorbonne, obtenant une licence es lettres.
Mobilisé en septembre 1939, il suit une formation à Saint-Cyr et est affecté à l’extrémité ouest de la ligne Maginot. En juin, il est fait prisonnier dans la Marne et envoyé en Allemagne avant de parvenir à s’évader et de gagner l’Union soviétique, où il a connu là aussi la détention.
A la Libération, Jean-Louis Crémieux-Brilhac devient le cofondateur de la Documentation française, avant d’en devenir le directeur. L’homme est ensuite fait conseiller d’Etat de 1982 à 1986.
Dans son hommage, le président de la République rappelle combien « ce patriote engagé croyait au savoir (…). Auprès de Pierre Mendès France, dont il fut le conseiller, il a joué un rôle décisif dans la modernisation de la science française ». Et d’ajouter : « Dans le tumulte de l’histoire, il a vécu une vie exemplaire d’engagement et de devoir, que la République avait reconnue en lui conférant sa plus haute distinction, la grand-croix de la Légion d’honneur en 2014. »
Source : Le Monde.fr
- Les Français de l’an 40, Gallimard, 1990 (2 volumes).
- La France libre, Gallimard, 1996.
- Prisonniers de la liberté : l’odyssée des 218 évadés par l’URSS, Gallimard, 2004.
- L’appel du 18 juin, Paris, Calmann-Lévy, 1963, 1970; Paris, Armand Colin, 2010
- La politique scientifique de Pierre Mendès France, Paris, Armand Colin, 2012 .
- La France Libre. De l’appel du 18 juin à la Libération, édition revue et augmentée, Gallimard, Folio, 2014.
- De Gaulle, la République et la France Libre, Perrin, Collection Tempus, 2014.
Le texte de la plaque commémorative des 70 ans de la Bataille de Bir Hakeim
a été rédigé par Jean-Louis Crémieux-Brilhac
Source : Fondation de la France Libre
Cette plaque a été apposée dans de nombreuses villes en 2012
Ci-dessous, au HAVRE
Mise en ligne: Jean-Marie Pefferkorn




