Sous le régime de Vichy, qui suit la défaite de juin 1940, en compagnie du secrétaire Jean Douletreau, elle détruit les listes d’instituteurs que Vichy veut envoyer au Service du travail obligatoire (STO) avant que l’inspecteur d’académie n’en prenne connaissance et prévient au contraire les instituteurs concernés.
Elle entre en contact avec le mouvement de Résistance Combat, dont elle devient agent de liaison sous le pseudonyme de Denyse, acheminant messages ou armes entre les membres du mouvement. Elle cache par exemple des messages dans des miches de pain destinés à des résistants incarcérés à la prison de Bourg, dont elle contribue ainsi à l’évasion, comme celle de Jean Perret et Léon Perret (Omer et Noël) et d’Henri Groboz (Legros) en novembre 1943.
Lorsque les mouvements de Résistance Libération, Combat et Franc-Tireur fusionnent dans les MUR (Mouvements unis de Résistance), elle rejoint, en mars 1943, son Directoire départemental en formation, dirigé par René Greusard (Dupleix). Elle devient responsable du Service social de l’Ain. Elle doit assister les résistants internés en leur faisant parvenir des colis, venir en aide à leurs familles mais aussi aider les résistants qui agissent dans la clandestinité.
Recherchée après l’évasion des frères Perret et d’Henri Groboz, elle doit quitter Bourg en janvier 1944 et rejoint la Direction régionale de Lyon dont le chef, Auguste Vistel (Alban) lui confie la responsabilité du Service social du Rhône, sous le nom de Rolande. Elle fait parvenir des colis et des informations aux prisonniers, grâce à des complicités, dont celle d’un officier de réserve de l’armée allemande interprète a Montluc.
Une trahison conduit à son arrestation le 11 juillet 1944. À la prison de Montluc à Lyon, elle est interrogée par Klaus Barbie. Elle est déportés au camp de concentration de Ravensbrück en Allemagne par le dernier convoi partant de Montluc. Puis elle est transférée dans divers camps lors de l’avance alliée. Elle parvient à s’échapper lors d’un nouveau transfert en avril 1945. Son retour en France l’amène à l’hôtel Lutetia à Paris en mai 1945.
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Pierrette Brochay veuve Rossi se tient informée de la situation internationale notamment auprès de son père, ancien combattant de la Grande Guerre. Elle sait qu’il est crucial de s’opposer au nazisme. Lors de la déclaration de guerre le 3 septembre 1939, elle voulait s’engager pour défendre son pays mais elle ne le peut pas car elle est une femme. Eclaireuse avant la guerre, elle a pu côtoyer des camarades de toutes tendances culturelles et religieuses. Dès la défaite de 1940, elle se demande comment agir pour la France. Elle se souvient avoir entendu la fin de l’appel du général de Gaulle à la BBC sans pouvoir le dater précisément. Pierrette Rossi filmée à Paris en mars 2009 dans le cadre de l’opération « Valeurs de la Résistance, valeurs des jeunes d’aujourd’hui » initiée par l’Association pour des études sur la Résistance intérieure. Entretien : Clémence Piet, Manuel Valls-Vicente Tournage et montage : Nicolas Voisin @ Fondation de la Résistance
en l’église Saint-Séverin de Paris.
Elles seront suivies de l’inhumation au cimetière du Montparnasse.




