Biographie
Roger Flores, est né à Tavira au Portugal le 31 décembre 1916. Il a grandi à Casablanca, au Maroc.
Ses parents étaient d’origine portugaise. C’est ce qui explique que Roger Flores soit né à Tavira, une petite ville du sud du Portugal (dans l’Algarve) en 1916. Alors qu’il était encore enfant ou adolescent, ses parents ont quitté le Portugal pour s’installer au Maroc, où Roger a passé toute sa jeunesse à Casablanca.
Il s’est éloigné très tôt de son cadre familial d’origine pour l’aventure militaire.
C’est ainsi que Le 8 juillet 1937, il choix de s’engager au titre de la légion étrangère. Il sert successivement au 4ème régiment étranger, au 3ème régiment étranger et à la 13ème infanterie demi-brigade au sein de laquelle il participe à la bataille de NARVIK. Il y est blessé pour la première fois.

Roger Flores
(photo wikipedia.org)
Ayant rejoint les Forces françaises libres en juin 1940, il suit avec succès son entraînement en Angleterre. Nommé sergent le 16 janvier 1941, il part pour l’Afrique, puis participe, aux côtés des Anglais, aux campagnes de Palestine et de Syrie. Il s’illustre ensuite en Libye, notamment lors de la bataille de Bir Hakeim au cours de laquelle il est blessé.
Fait prisonnier, il survit au naufrage du navire qui le conduit en détention. Après un séjour dans les camps de prisonniers en Italie, il parvient à s’évader pour rallier la Résistance française. En son sein, il prend part aux combats du Vercors, puis à ceux de la vallée du Rhône avec la Première armée française. Parvenu en Alsace, il participe à la réduction de la poche de Colmar. Ses chefs disent de lui qu’il est « toujours volontaire pour le danger ».
Naturalisé Français le 29 juillet 1945, il se déclare volontaire pour l’Extrême-Orient. En Indochine, il rejoint le 163ème bataillon colonial des transmissions où, tout au long de son séjour de trois ans, il marque les esprits par son caractère et sa joie de vivre.
Après son retour en France et sa nomination au grade de sous-lieutenant, Roger Flores effectue
un parcours d’élite au sein des troupes aéroportées coloniales et de marine :
Campagne d’Indochine
(“la terre jaune“) : Il sert d’abord à Vannes au 1er Bataillon Colonial de Parachutistes Commandos (BCPC), puis part en Indochine au sein du 7ème BCCP. Chef de section parachutiste, sa valeur au combat lui vaut d’être nommé Chevalier de la Légion d’Honneur pour faits de guerre.
Affectation au Maroc :
Après ses congés de fin de campagne en métropole, il est muté au Maroc au 2ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux (qui deviendra le 6ème RPC).
Sous les ordres de Bigeard :
Il rejoint ensuite le 3ème RPC (futur 3ème RPIMa) commandé par le Lieutenant-Colonel Bigeard, en qualité de moniteur parachutiste. Il y crée la 4ème compagnie dont il prend le commandement.
Guerre d’Algérie (1ère période) :
Il mène sa compagnie au combat en Algérie, où il adopte l’indicatif radio “Bir-Hakeim” et s’illustre par ses qualités tactiques.
Madagascar et Commando Guillaume :
Après un séjour de trois ans à Madagascar, il retourne en Algérie pour prendre le commandement du prestigieux Commando Guillaume, une unité d’élite où il brille par son sens du terrain.
Fin de carrière opérationnelle :
Il est ensuite muté au 9ème RIMa — où il forme le commando de chasse régimentaire — puis au 3ème RIMa.
Le Capitaine FLORES prend sa retraite le 1er avril 1966 après 29 années au service de la France
L’Hommage Suprême : Parrain de la 48e Promotion de l’EMIA (2008-2010)
La Promotion Capitaine Flores (2008-2010)
C’est lors du traditionnel “Triomphe de Coëtquidan” que la 48e promotion de l’E.M.I.A a reçu le nom de Promotion “Capitaine Flores“.
(youtube.com)

Insigne de la Promotion 2008-2010 “Capitaine Flores”.
Bouclier de turquin à la lisière d’azur au chef timbré à dextre d’un toit de pagode et à senestre d’une porte mauresque du même. Brochée en pointe d’une ancre de marine d’or aux bras chargés du nom «BIR HAKEIM» surchargée d’une épée d’argent gardée d’or, à la lame chargée du grade et du nom en capitales de sable «CNE FLORES» accompagnée à dextre d’une étoile de chevalier de la Légion d’Honneur, d’un parachute de candide mouvant de la lame et d’un Demi-vol d’argent, et à senestre d’une grenade épanouie d’or à la bombe ouverte sur le champ, mouvant de la lame aussi. Sur fond des couleurs de l’École Militaire Interarmes, bleu marine et bleu ciel, cet insigne met en valeur le parcours « interarmes » exemplaire du Capitaine Flores, tour à tour légionnaire, parachutiste et colonial.
Le capitaine Roger Flores décède le 7 décembre 1971 à Vannes à l’âge de 54 ans suite à un arrêt cardiaque.
Mise en ligne par Jean-Marie Pefferkorn
Sources de l’article :
francaislibres.net
promotions-emia.fr
youtube.com
photo wikipedia.org
