Les Ardennais se souviennent et les honorent !
Jusqu’à fin octobre, la Ville de Charleville-Mézières a le privilège d’accueillir une expo exceptionnelle, constituée d’une centaine de portraits photographiques de compagnons de la Libération, réalisée par le célèbre studio Harcourt.
Dans le cadre du 80e anniversaire de la Libération de 1944, sont accrochés sur le mur de l’esplanade Roger Mas une centaine de portraits de compagnons de la Libération. Cette exposition exceptionnelle a dans un premier temps été proposée à la galerie Harcourt, à Paris, jusqu’en juin dernier, avant d’être transférée dans notre ville. « Studio Harcourt et l’Ordre de la Libération ont souhaité faire découvrir -ou redécouvrir- les visages des compagnons de la Libération qui, avant et après la Seconde Guerre mondiale, ont été immortalisés avec la célèbre signature Studio Harcourt », expliquent les créateurs de cette expo évènement. « Le travail de recherche conjoint entre le ministère de la Culture, les archives personnelles du Studio Harcourt et celles de l’ordre de la Libération et des familles des compagnons, a permis de mettre au jour 109 clichés. »
Exposition mur esplanade Roger Mas



De nombreux résistants ardennais
À ces 109 portraits viennent s’ajouter ceux de compagnons locaux. « Grâce au parcours de nombreux résistants ardennais de naissance ou d’adoption, l’histoire de notre département est intimement liée à celle de l’ordre de la Libération », rappelle Boris Ravignon. On peut citer l’aviateur François Sommer, qui a participé au Débarquement, le député ardennais Pierre Viénot, ambassadeur de la France libre auprès du gouvernement britannique, Alain Gayet, auteur de nombreux faits d’arme avant de s’installer comme chirurgien dans notre ville, le maquisard Jean Lejeune, inhumé à Charleville-Mézières, François Rozoy, lui aussi inhumé dans les Ardennes, ou encore Edgard Tupët-Thomé, Marcel Degliame et Pol Thiébaux.
L’ordre de la Libération
Créé par le général de Gaulle en novembre 1940, l’ordre de la Libération est destiné à « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de libération de la France. » Les premiers compagnons sont nommés en janvier 1941. Cinq ans plus tard, au moment de quitter (provisoirement…) le pouvoir, de Gaulle signe le décret de forclusion de l’ordre : à l’exception de Churchill (en 1958) et du roi George VI (en 1960), plus aucun compagnon ne sera jamais nommé. Au total, 1 061 décorations auront été attribuées : 1 038 à des personnes physiques, dix-huit à des unités militaires et cinq à des communes.
Un tiers des Compagnons de la Libération sont issus de la 1ère DFL (Voir notre Album des Compagnons de la DFL)




