Dévoilement d’une plaque en hommage à Susan Travers (13 DBLE) sur le pont Bir Hakeim (Paris 15eme)

par Florence ROUMEGUERE
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Photographies de la part de Marie-Hélène Chatel publiées le 23 septembre sur Facebook

Extrait du projet de délibération 2024 de la Ville de Paris

« Il vous est aujourd’hui proposé de rendre hommage à Susan Travers, citoyenne britannique née le 23 septembre 1909 à Londres et décédée le 18 décembre 2003 à Ballainvilliers dans l’Essonne.

Elle fut joueuse de tennis, militaire membre des Forces Françaises Libres et la seule femme à intégrer la Légion étrangère française. Fille d’un officier de la marine britannique et d’une mère au foyer, Susan Travers découvre la France dans les années 1920 lorsque sa famille déménage sur la Côte d’Azur.

Par goût de l’aventure et refus des conventions sociales, Susan Travers refusa la vie de femme au foyer à laquelle elle était destinée en tant que femme de l’aristocratie. Ainsi, pour gagner sa vie, elle exerça divers métiers : joueuse de tennis, gouvernante, infirmière, enfin, conductrice.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Susan Travers s’engage a au sein de la Croix- Rouge, qui l’envoya en tant qu’ambulancière en Finlande, alors en guerre contre l’URSS. Suite à la capitulation de l’armée finlandaise, elle rentra précipitamment à Londres.

À l’annonce de la défaite de la France, elle rejoignit les rangs de la France Libre du général De Gaulle. Bien que les femmes ne fussent pas autorisées à combattre, Susan Travers rejoignit une brigade de la Légion étrangère en tant que conductrice.

Pendant quatre ans, “La miss”, comme elle était surnommée par ses camarades légionnaires, fut de toutes les campagnes de la France Libre : Sénégal, Cameroun, Syrie, Afrique du Nord, Italie, débarquement de Provence, Ardennes.

Elle se distingua par son héroïsme notamment lors de la bataille de Bir- Hakeim de juin 1942. Après la guerre, Susan Travers, reconnue officiellement membre à part entière de la Légion étrangère, participa à plusieurs campagnes, notamment en Indochine.

Pour ses états de service exceptionnels, elle reçut plusieurs médailles militaires, dont la Croix de guerre 1939- 1945 et la Médaille militaire, et fut élevée au rang de chevalière de la Légion d’honneur en 1996.

 Après son retour à la vie civile dans les années 1950, son nom et son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale furent oubliés. Il fallut attendre la publication de son autobiographie “Tant que dure le jour” en 2001 pour que cette figure soit redécouvert e et reconnue à sa juste valeur.

Le site choisi pour cette dénomination est le belvédère situé à l’extrémité Est de l’île aux cygnes. Cette petite place, située symboliquemen t à proximité immédiate du pont de Bir-Hakeim dans le 15e arrondissement de Paris, offre une vue unique de la Tour Eiffel.

Depuis 1958, les promeneurs peuvent y découvrir “la France renaissante”, une sculpture représentantant une guerrière équestre en cotte de maille, réalisée par l’artiste danois Holger Wederkinch.

Mondialement connue pour sa réplique de la statue de la Liberté, l’île aux cygnes constitue un espace vert atypique par son histoire et par sa configuration. D’abord digue dans les années 1820, cette île artificielle devint une promenade ouverte au public à la fin des années 1870. Cette promenade étroite, large de 11 mètres et longue de 870 mètres agrémentée d’une centaine d’arbres et, depuis 2012, d’équipements sportifs.

SMH Arts image Illustration for the foreign legion article daily mail Monday 7th October 1986. Miss Travers, darling of the foreign legion. John Fairfax Publications Photo Library Image 30/12/03

Mis en ligne par Florence Roumeguère

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