BIOGRAPHIE (Ordre de la Libération)

Louis GAUTHERON
(Photo: Ordre de la Libération)
Louis Gautheron est né le 15 avril 1915 à Mellecey en Saône-et-Loire. Il s’engage dans l’armée en janvier 1936 et est affecté au RICM (Régiment d’infanterie-chars de marine). Promu caporal puis caporal-chef, il est envoyé en Afrique pour être affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) en mars 1938.
Nommé sergent en août 1938, il refuse l’armistice de juin 1940 et, décidé à rejoindre le Soudan anglo-égyptien pour combattre aux côtés des Anglais, il prend une part importante au ralliement du Tchad à la France libre fin août 1940. Fin 1940, il est affecté au Bataillon de marche n°3 (BM 3) alors en formation avec des éléments venus de tout le Tchad. Louis Gautheron participe avec le BM 3, placé sous les ordres du commandant Garbay, à la campagne d’Erythrée.

Convoi dans la vallée de l‘ Érythrée
(Photo: Ordre de la Libération)

Pierre GARBAY
(Photo Ordre de la Libération)

Insigne pour commémorer les combats menés par les soldats de la France libre en Erythrée en 1941
(Source : collection Maurice Bleicher – Chemins de Mémoire)
(En février 1941, le médecin-commandant Vernier, futur compagnon de la Libération, dessine le projet d’insigne du bataillon. Il s’inspire de la couverture d’un traité de médecine tropicale qui représente une tête de chameau. Il y joint l’ancre des troupes coloniales, la croix de Lorraine et l’inscription Tchad).
Blessé par balle à l’aine, le 22 février 1941 lors des combats de Cub-Cub alors qu’il emmène ses tirailleurs à l’assaut contre les Italiens, il attend son évacuation sans se plaindre pendant deux jours dans des conditions très pénibles. Il est cité à l’ordre de l’armée. Fait Compagnon de la Libération le 23 juin 1941, il se voit promu sergent-chef au lendemain de la campagne de Syrie.

20 février 1941 – HOMMES DU B.M.3 à CUB-CUB
(Photo: Ordre de la Libération)
Accidentellement blessé par balle en février 1942 en Syrie, il prend part à la campagne de Libye avec la 2e Brigade du général Cazaud en mai-juin 1942. En juillet 1942, le BM 3 est renvoyé au Tchad.

Général Alfred CAZAUD
(Photo Ordre de la Libération)
Affecté au RTST en janvier 1943, le sergent-chef Louis Gautheron rejoint les rangs du Bataillon de marche n° 15 (BM 15) qui se constitue en mars 1943 à partir de la 9 e compagnie du BM 3. Avec son unité, il séjourne au Nigeria puis au Tchad et enfin en Afrique du nord.
Promu adjudant le 1er avril 1944, il est envoyé en renfort en France et embarque à Alger le 10 novembre 1944. Avec le BM 15, il stationne à Antibes avant d’être engagé sur le front de l’Atlantique en mai 1945, où son unité prend une part active aux opérations de la Pointe de Grave et de la Rochelle.
Il termine la guerre avec le grade de sous-lieutenant.
Poursuivant sa carrière dans l’armée, Louis Gautheron sert au 3e Régiment de tirailleurs sénégalais (3e RTS) en Tunisie et est rayé des contrôles de l’armée à sa demande avec le grade de lieutenant en décembre 1947.

Insigne régimentaire du 3e régiment de tirailleurs sénégalais
Rappelé en 1951, il est désigné pour l’Indochine où il reçoit deux citations pour son action d’officier de renseignements.
De retour en métropole en septembre 1953, il est promu capitaine en janvier 1954 ; il poursuit sa carrière en Afrique occidentale française (AOF) comme commandant de compagnie au Bataillon autonome du Niger (1956-1958) puis en Algérie avec le 66e RIMa (1960-1961).
Il prend sa retraite en 1964 comme capitaine honoraire et se retire à Toulon.
Louis Gautheron est décédé le 3 janvier 1988 à Toulon où il est inhumé.

Tombe de Louis GAUTHERON au cimetière Central de Toulon
Sur sa tombe figure le prénom Emile qui était en réalité son deuxième prénom.
(Photo landrucimetieres.fr)
Ses distinctions
- Officier de la Légion d’Honneur
- Compagnon de la Libération – décret du 23 juin 1941
- Croix de Guerre 39/45 avec palme
- Croix de Guerre des TOE (2 citations)
- Médaille de la Résistance
- Médaille Coloniale avec agrafes “AFL”, “Erythrée”, “Libye”, “E-O”
- Médaille des Blessés
- Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
- Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du Maintien de l’Ordre en AFN
- Mérite Syrien
- Officier de l’Etoile Noire (Bénin)
Mis en ligne par Jean-Marie Pefferkorn
Sources de l’article :
Ordre de la Libération
Chemins de Mémoire
(collection Maurice Bleicher – landrucimetieres.fr)
